Lundi 6 Février 2012
7:36
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Association Francophone des Infirmier(e)s d'Urgence
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Interpellation de Mme le Sénateur Dominique TILMANS à propos des PIT
Demande d’explications de Madame le Sénateur Dominique Tilmans à la
Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique Laurette Onkelinx
concernant le projet pilote PIT
Madame la Ministre,
Le Gouvernement fédéral a lancé le projet pilote du PIT (Paramedic Intervention Team) dans 4
régions de Belgique : 2 en Wallonie, 2 en Flandre. Il s’agit de la prise en charge des patients par
une équipe composée d’un ambulancier et d’un infirmier spécialisé lorsque le niveau d’urgence est
intermédiaire entre l’appel 100 et l’appel SMUR.
Un besoin de clarté dans le fonctionnement des expérience pilotes du PIT :
1. Après plus d’un an de fonctionnement de ces projets pilotes, une évaluation a-t-elle été
réalisée et est-il possible d’en obtenir les résultats pour chacun et plus particulièrement en
province de Luxembourg ? Les subsides alloués à chacun des PITs ainsi que les normes
dédicacées au fonctionnement de ces cellules d’intervention sont-elles les mêmes dans
les quatre expériences pilotes ?
2. Le problème de la pénurie d’infirmières SIAMU, devenu suraigu dans les régions rurales
notamment du Sud de la province de Luxembourg, entrave le bon fonctionnement du PIT : à
plusieurs reprises, l’équipe paramédicale d’intervention a été interdite de sortie. A titre
d’exemple, durant le moins de juin 2007, le PIT s’est trouvé 5 fois dans le rouge en raison
d’un déficit en infirmières SIAMU, ces dernières étant sans doute plus attirées par les salaires
3 fois supérieurs du Grand-Duché de Luxembourg ! Quel type de mesures comptez-vous
mettre en place pour remédier à cette pénurie qui handicape de plus en plus le corps
médical et la prise en charge des patients ? Des incitants destinés à ce type de profession
paramédicale ne sont-ils pas envisageables ?
3. Qu’en est-il du protocole de prise en charge par les infirmiers SIAMU, qui sont amenés à
dépasser leur responsabilités lors d’interventions dans le cadre du PIT. En effet, certains
protocoles utilisés actuellement dans les centres expérimentaux présupposent que l’infirmier
pose un diagnostic avant de suivre le protocole. Ce n’est et ne doit pas être le cas. Un
infirmier ne devrait suivre que des protocoles basés sur des signes cliniques. Une législation
spécifique en la matière est-elle envisagée ? Par ailleurs, une formation complémentaire (par
exemple à la conduite défensive) et une expérience d’un à deux ans ne seraient-elles pas
indispensables à ce type de responsabilités ?
L’expérience pilote des PIT nécessite une évaluation notamment au vu des lacunes susmentionnées,
afin d’assurer un fonctionnement optimal de cette initiative :
- tant pour les PITs installés au sein d’un hôpital aigu (ce qui semble une très bonne
initiative, car cela soulage le travail des urgentistes)
- mais aussi et surtout dans les zones rurales éloignées d’un hôpital aigu où le PIT pallie
l’absence de SMUR.
Madame la Ministre, comptez-vous pérenniser ces expériences pilotes en l’état actuel ou pensezvous
trouver une autre solution structurelle à cette problématique des urgences en milieu rural ?
Je vous remercie.
Dominique TILMANS
Sénateur
20 février 2008
Réponse de Madame la Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique Laurette Onkelinx
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